Le marché de l’art sous l’Occupation
2 juillet 2026 @ 14 h 00 - 28 novembre 2026 @ 18 h 00

Durant l’Occupation, entre 1940 et 1944, le marché de l’art connaît en France une activité sans précédent . Une véritable effervescence traverse l’ensemble des circuits traditionnels des œuvres : ateliers, galeries d’art, et maisons de vente aux enchères, qui s’approvisionnent massivement à Paris. Entre 1941 et 1942, plus de deux millions d’objets y transitent. Ces ventes, trafics et échanges, parfois réalisés à des prix très élevés, ont des conséquences directes sur le sort des œuvres appartenant principalement aux familles juives persécutées par la législation d’exception issue des ordonnances allemandes et des lois de Vichy. Soumis à cette double législation, les Juifs de France sont progressivement exclus de tous les domaines de la vie politique, sociale et économique, dans un processus qui constitue le prélude à leur élimination physique. Le pillage et la spoliation contribuent ainsi à fragiliser durablement et à marginaliser les Juifs de France. Privés des ressources et des moyens qui auraient pu leur permettre de fuir, des milliers d’entre eux se retrouvent pris au piège des arrestations, de l’internement, puis de la déportation.

